« Si tu ne travailles pas à l’école, tu finiras comme la dame ». Personnellement, je n’ai jamais eu droit à cette réflexion. Mais je me rappelle d’un collègue en salle de pause, armé de son bac+5, qui racontait à qui tendait l’oreille sa mésaventure face à un papa sans scrupule. Amis étudiants, vous connaissez tous – ou presque – cette nécessité d’avoir un petit boulot pour payer son loyer. Moi, après plusieurs saisons chez Leclerc, j’ai atterri à Auchan, alors les différents types de clients, ça me connait. Et croyez-moi, il y en a qui boxent dans plusieurs catégories !

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L’habitué


Il passe à votre caisse parce qu’avec vous ça fonctionne bien. Vous allez à la bonne allure et êtes détendue avec lui. Il apprécie que vous le reconnaissiez et preniez des nouvelles des enfants. Il est conciliant quand vous oubliez le bon de réduction immédiate sur son paquet de gâteaux préférés et ne râle pas quand vous faites une bêtise qui le forcera à passer par l’accueil avant de rejoindre sa voiture. Quand il passe à une autre caisse vous êtes un peu véxé(e) – peut-être a-t-il juste pris un article embarrassant aujourd’hui ? Mais souvent, il passe quand même vous faire un petit coucou avant de partir : « Il y avait trop de monde à votre caisse aujourd’hui ! ». Pire cas de figure : le portillon antivol se met à sonner. *Si j’appelle la sécurité, il va sûrement se vexer et passer du côté obscur « Je suis un habitué, vous n’allez quand même pas insinuer que j’ai volé ? »*. Heureusement, à votre tête embarrassée il comprend la situation et vous montre tout de suite l’étiquette antivol du nouveau pull qu’il a mis ce matin. *Ouf, on est sauvé*.

Celui qui prend l’expression « le client est roi » un peu trop à la lettre


*Tiens, j’ai pris 8 steaks hachés mais finalement je n’en veux plus…
Et si je les laissais en bout de caisse pour être sûr qu’ils finissent à la poubelle ? Ni vu, ni connu.*

C’est à peine s’il vous dit bonjour. Sans un mot il vous tend sa carte de fidélité et vous pointe sa carte bancaire du doigt pour vous faire comprendre comment il règle. 9 fois sur 10, il ne vide pas son sac de surgelés, des fois qu’en 1 minute 30, la chaîne du froid soit brisée. Et si par malheur vous prenez trop de temps pour les ranger, c’est tout juste s’il ne vous arrache pas sa poêlée de légumes Bonduelle des mains.

Le client est roi

Le client relou


Il y a le relou dragueur… 

« – 162 euros et 28 centimes s’il vous plait,
–  Si c’est le prix de votre sourire, ce n’est vraiment pas cher payé… »

« – De toutes façons, tout ce que je mets dans le coffre de ma voiture m’appartient…
Vous montez dans le caddie mademoiselle ? »

En général, il laisse son numéro sur le ticket de caisse ou vous demande à quelle heure se termine votre journée. On ne sait jamais, qui ne tente rien n’a rien…

… le relou comique…

« – Avez-vous la carte de fidélité Monsieur ?
– Non, je ne suis pas fidèle… » *clin d’œil*

* L’article ne passe pas *
« – Ah cool, c’est gratuit aujourd’hui ! »

*Quand il n’y a personne à votre caisse*
« – Tiens, vous avez l’air de vous ennuyer, je vais vous tenir compagnie »

Le client relou

Bon, ça pourrait nous faire rire… Si ça ne faisait pas la 17ème fois qu’on entendait la même vanne aujourd’hui. En tout cas, qu’il soit comique ou dragueur, il fait le bonheur des collègues à la pause.

… et le relou « tout court ».

Qui attend l’ouverture du magasin depuis 35 minutes scotché aux portes automatiques pour payer sa baguette de pain à 80 centimes avec un billet de 50 euros à 9h02. « Allô Cathy, tu peux m’apporter de la monnaie s’il te plait ? ».

Parfois, le client est aussi cliente et essaye de payer ses produits de beauté en tickets restaurant. Exaspérée par votre refus, elle essaye un « Mais à l’accueil ils m’ont dit que vous les preniez… ». Oui, on les prend, sur des produits comestibles : sandwich, fruits, plats cuisinés… !

Le client parfait (qui n’est heureusement pas si rare que ça)


Les articles lourds sont restés dans le chariot, il tend l’étiquette du pack d’eau sans qu’on le lui demande et présente ses sacs de courses vides instinctivement. Il est poli, souriant, a déjà sorti sa carte de fidélité et son moyen de paiement. Il est tellement bien organisé qu’on n’a pas vraiment le temps de savourer son passage. Pas de doute, c’est un(e) ancien(ne) caissier(e) qui connaît parfaitement les galères du métier.


La mère de famille débordée


Cette dame, c’est comme les « petits vieux » qui viennent faire leurs courses un samedi après-midi : le mystère. Elle choisit toujours la journée où il y a le plus de monde pour déambuler dans les rayons. Je vous l’accorde, elle n’a probablement pas le choix si elle travaille la semaine et papa, papy, mamie ou tata ne sont pas forcément dispos pour garder les marmots. Mais enfin quand même. Sur le tapis, il y a 9 fois sur 10 un article « caprice » et des tonnes de paquets de gâteaux. Et sur les trois bambins, le premier court partout, le deuxième pleure dans le caddie et le troisième joue avec la douchette ou le tapis roulant ou les deux. Jusqu’à se coincer un doigt, sinon ce n’est pas drôle. Souvent, elle fait des sourires gênés, soupire et part en lançant un « bon courage » et j’ai bien envie de lui répondre « à vous aussi ! ».


Le dernier client de la journée


Croyez-le ou non, c’est systématiquement celui qui a le caddie le plus rempli. En général, il connait le prix de chaque article au centime près et a des bons de réductions pour la moitié d’entre eux. Jusque là tout va bien. Sauf qu’il vous les donne au moment de régler. Quand tous ses articles sont déjà méticuleusement rangés dans ses 10 sacs alors qu’il sait pertinemment que vous devez vérifier le bon associé à l’article en question. Il paye souvent en espèces et tient à vous donner le compte en petites pièces – « ça débarrasse ». Avec un peu de chance, il se rend compte au moment où vous lui dites bonjour, qu’il a oublié quelque chose de super important : « J’en ai pour deux secondes ». Mais si le client avant lui a le malheur de faire la même chose, alors il souffle autant de fois que nécessaire pour que vous le fassiez passer en attendant.

cristiano


J’ai failli oublier ! Le client grincheux… que nous incarnons tous à tour de rôle selon si on s’est levé du pied gauche ou non. Sa phrase fétiche ? « Je choisis toujours la mauvaise caisse ». Avouez-le, on l’a tous sorti au moins une fois celle-là. Souvent, il se plaint de la note quand vous lui annoncez le total. Et de votre rythme. En fait, vous êtes soit trop lent soit trop rapide, ça ne va jamais. Quand vous lui demandez sa carte de fidélité, il vous répond d’un air supérieur : « je ne l’ai pas, je vais chez Carrefour/Géant/Super U d’habitude ». Et lorsqu’un article ne passe pas, il a toujours la même réponse « Pfff, c’est toujours sur moi que ça tombe ! ». Pour lui, le magasin est mal organisé parce qu’il a mis « 20 minutes pour trouver le sucre », mal rangé et bien évidemment sale. Au lieu de vous dire bonjour, il vous lance souvent un « dis donc, vos collègues en rayon ils ne sont pas très aimables ». De toutes façons, c’est bien connu, c’est toujours la caissière/le caissier qui prend 😉


Et vous ? Quel client êtes-vous ? N’ayez pas honte, racontez-nous 🙂
Les caissiers/caissières : des anecdotes à partager ?

 

 

 

 

 

Categories: Humeur

2 Comments

#MoodMonday5 : Quel client de supermarché êtes-vous ?

  1. « je prends toujours la mauvaise caisse » je pense que je le dis à chaque fois… Bon dans ces cas là je maudis plus le client de devant (qui paie par chèque, qui a oublié de peser ses tomates, qui a oublié son paquet de farine, qui paie avec ses petites pièces rouges, qui met 100 ans à ranger ses courses…) que la caissière 😉

    1. C’est vrai que si je suis à 100% honnête, c’est 9 fois sur 10 la faute du client d’avant et pas de la caissière 😉 D’ailleurs j’ai oublié le client escargot tiens !

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